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CFTC du Bureau Veritas

Staline management !

25 Novembre 2016 , Rédigé par CFTCBV Publié dans #Déménagement du Siège social

Le mépris comme méthode, la démotivation comme objectif

 

Les conditions de déménagement du siège social du Bureau Veritas sont parfaitement emblématiques de la mentalité caporaliste et du mépris de la direction pour les salariés.

L’idée est  d’établir une corrélation entre les conditions de travail et la position du salarié dans une  structure hiérarchique pyramidale.

Au sommet une poignée d’hiérarques cooptés se gobergent dans un confort indécent.

En bas les « prolétaires » stockés dans des surfaces ridicules (environ 60 fois moins par personne) et entassés dans des espaces ouverts où ils profiteront sans limite des bruits et distractions provoqués par l’activité et les déplacements de leurs collègues.

Entre les deux une nomenklatura de petits chefs tétanisés par la peur qui, selon qu’ils répèteront avec plus ou moins d’enthousiasme la  ligne officielle, bénéficieront de conditions de travail plus ou moins décentes.

A aucun moment il n’est fait référence aux contraintes opérationnelles, ni aux métiers pratiqués.

Il s’agit clairement de créer de telles conditions de stress et d’inconfort que tous ceux qui le peuvent quittent la société (ce qui permettra de réduire les effectifs sans aucune dépense)

Il faut garder cela à l’esprit pour comprendre pourquoi des aménagements qui ne couteraient pas grand-chose sont systématiquement refusés, par exemple :

  • réduire le nombre de personnes dans un même open-space en alternant ces espaces avec les bureaux à une ou deux personnes.
  • mettre les armoires dans les couloirs au lieu d’occuper des espaces de travail déjà bien trop petits.
  • ne pas encombrer ces espaces avec des espèces de canapés couverts façon « boite à chat » totalement inutiles (*)
  • mettre des portes entre les circulations et les zones de travail pour réduire le bruit.

On notera aussi que la DRH a refusé de tenir le moindre compte de la pétition anti-« open spaces » signée par plus d’une centaine de salariés, sauf si nous avions accepté de lui communiquer les noms ! Peut-être pour menacer les signataires de les envoyer au « goulag », qui de nos jours s’appelle « Pole-Emploi » ?

Alors la Direction peut bien se gargariser de ses engagements en faveur de l’inclusion, de la sécurité  et de ses gesticulations ridicules du genre « Be a part of it ».

Elle peut bien affubler ses actions de titres ronflants et mensongers, comme baptiser « Lean Management » un flicage des salariés et des modifications des processus imposées du haut vers le bas, ce qui l’exact opposé du vrai concept « lean ».

Mais son refus d’amender, si peu que ce soit, son projet montre son  mépris pour les conditions de travail des salariés.

Nous considérons donc que la Direction et toute la chaine hiérarchique seront comptables des risques psycho-sociaux et des conséquences sur la santé des salariés qui ne manqueront pas de résulter de sa démarche.

(*) et qui coûtent combien ? Rappelons les 500 lampes de chevet à 200 Euros pièce, de 2008.....

 

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