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CFTC du Bureau Veritas

Filialisation : « Bambi » ou « Le bal des vampires » ?

15 Novembre 2016 , Rédigé par CFTC BV Publié dans #Filialisation

 « Rien ne va changer »… « Les salariés continueront à bénéficier des mêmes conditions »… « Les accords d’entreprise seront transférés aux filiales »….

La propagande lénifiante de la direction concernant la filialisation est du niveau d’un dessin animé de Disney.

Pourtant à partir des mêmes FAITS, on peut aisément imaginer d’autres scénarios.

De « Bureau Veritas One Company » à « Bureau Veritas One Holding »

Ne rêvons pas : une entreprise n’est pas une institution démocratique et - sauf à travailler dans une SCOP - les salariés n’élisent pas leurs dirigeants.

Ils sont désignés par les actionnaires qui veulent du « cash », le plus vite possible.

La direction du Bureau Veritas est en train de porter cette logique à son aboutissement ultime en« saucissonnant » notre entreprise à des fins financières.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit :

pas de logique technique mais une logique de contrôle des flux financiers.

L’activité va être artificiellement scindée en sept ensembles mais toutes les décisions seront prises dans une holding de très petite taille où une poignée de « managers » aux dents longues, gavés de bonus, d’actions gratuites et de stock-options auront tout pouvoir.

Le personnel n’aura aucun droit de regard et aucune information fiable sur ces décisions.

La Marine, un cas d’école

La nouvelle société « Marine et Offshore France », n’aura plus comme ressources « assurées » que celles des activités opérationnelles françaises alors que le personnel basé au Siège travaille essentiellement en support du réseau international.  

Le reste des recettes sera constitué de redevances versées par des établissements et filiales étrangères, rattachées à la holding (la logique technique est bien « aux abonnés absents »).

Leur montant sera décidé par la holding, à la fois juge et partie.

Dès lors, rien de plus simple, que de fixer ces redevances de manière à atteindre un REG nul ce qui permettra de déplacer les bénéfices vers des cieux fiscaux plus cléments.

Accessoirement, vous direz adieu à la participation et à l’intéressement. Cela justifiera aussi l’annulation de toute forme d’augmentation, de prime et de bonus, y compris pour le « middle management ».

En déplaçant un peu plus le curseur, la direction de la holding pourra aisément rendre cette société déficitaire et justifier ainsi toute mesure de régression sociale qu’il s’agisse de licenciement économique ou d’augmentation de temps de travail sans compensation. 
Dans ce dernier cas, votre seule consolation sera probablement un référendum vous donnant le « choix » entre cette augmentation ou Pole Emploi.

Et les autres filiales ?

Les autres filiales seront à la même enseigne.

Nous avons évoqué dans un précédent tract les risques de « vente par appartement » mais ceux de régression sociale sont aussi réels pour toutes les filiales.

Ainsi les redevances des filiales informatiques permettront de réduire drastiquement les bénéfices de n’importe quelle branche pour pressurer les salariés ou la liquider.

Si vous êtes affectés à ISM ne vous réjouissez cependant pas trop vite ; ce n’est pas cela qui arrêtera le mouvement de délocalisation vers des pays à très faible coût de main d’œuvre comme l’Inde.

 

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